Semaine contre le monde de la Taule

Publié le par collectif contre la prison de Vivonne

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dutrou 17/01/2011 17:44


bonjour. je suis un prisonnier politique incarcéré depuis plus de dix ans.
l'état s'acharne sur moi. tout est bon pour me tenir à l'ecart de la société. injustement condamné pour viols et actes de barbarie sur mineures au terme d'un procés inique ou les soit disant
victimes n'étaient même pas présentes du fait de leur disparition, je supporte depuis l'infamie. l'etat me fait payer mon militantisme dans le mouvement social, principalement mon refus des
convenances bourgeoises en terme de sexualité. j'appelle à l'aide et recherche du soutien moral. nous sommes tous des prisonniers politiques.


pierre 11/01/2011 15:09


RASSEMBLEMENT ANTI-AUTORITAIRE CONTRE LES LOIS NÉO-FASCISTES L.O.P.P.S.I.
SAMEDI 15 JANVIER 2011 à 14H30 - PLACE DE L’ODÉON – MÉTRO ODÉON

«Je te souhaite que ta loi retombe sur ton père, ta mère, ta femme, tes enfants, et toute ta postérité. Et maintenant avale ta loi.» — A. Artaud.



Là ne s’agit pas de s’en contenter.

Les lois LOPSSIs sont des lois scélérates, certes, mais elles s’attaquent à quelque chose de plus profond : la mémoire historique.

Un arrière-goût de tout ce que les régimes autoritaires ont concocté de meilleur.

Mais nous ne nous arrêterons pas là, ce n’est pas au nom de quelque idéal de liberté républicain ou démocrate que nous désirons nous lever.

Au nom de rien d’ailleurs.

La haine totale de ce monde totalitaire suffit à nous accrocher à la moindre intensité de résistance pouvant naître.

Mais nous ne nous arrêterons pas là non plus. Nous combattons sans défendre mais combattons avec certains horizons en tête : celui de voir un jour sans Travail, sans Propriété, sans Misère, bref
tout ce qui a dicté les grandes insurrections ouvrières du siècle dernier…



Nous sommes une histoire perdue cherchant à se retrouver en ces temps effacés :



Mieux que partout, la France a réussi à ménager l’oubli chez ses sujets, non seulement l’oubli de ce pourquoi elle règne encore, cette France, mais l’oubli qu’il existe des ailleurs, d’autres
notes, d’autres couleurs que le gris bétonné et le noir fumeux.



«C’est une époque bien carabinée» disait un camarade et c’est véritablement vrai. Tout a faillit ici, pourtant tout semble encore fonctionner. Là, se dévisage le capitalisme : il n’a besoin que de
notre consentement soumis pour exister. Il ne lui faut même plus inventer quelques bonheurs qui tiennent, des merveilles qui font espérer. Il ne lui faut, désormais, plus que perfectionner ses
outils policiers.



Lui-même se l’avoue lorsqu’il met en scène sa critique : «Le monde est pourri, vous avec, restez sage» relaye le Spectacle.



Puisque le monde dérive, pourquoi ne pas dériver lentement avec lui. C’est ce qu’ON voulait nous faire croire.

Hélas, le meilleur des mondes n’a pas encore triomphé !



«C’est un beau moment, que celui où se met en mouvement un assaut contre l’ordre du monde […] Voilà donc une civilisation qui brûle, chavire et s’enfonce tout entière. Ah ! Le beau torpillage.»



Il nous faut retrouver la mémoire, une mémoire tactile, celle des armes, de l’émeute, de la résistance matérielle. Il nous faut des réflexes, il nous faut se mettre d’accord une bonne fois pour
toute : «faire apparaitre dans la pratique une ligne de partage entre ceux qui veulent encore de ce qui existe, et ceux qui n’en voudront plus».



En temps de guerre, ceux qui prétendent échapper à celà sont ceux qui ont déjà choisi un camp : celui de l’engagement le plus total dans le désengagement. Celui de rejouer les mêmes échecs en se
disant que cela fonctionnera un jour.

Ce sont eux, les véritables amnésiques. L’amnésie est une position bien confortable en ce monde, elle permet de s’ancrer léthargiquement dans un espoir messianique. Un espoir qui n’a pas fini de
faire vivre et de laisser mourir…



«Diverses époques ont eu ainsi leur grand conflit, qu’elles n’ont pas choisi mais où il faut choisir son camps. C’est l’entreprise d’une génération, par laquelle se balaient les empires et leurs
cultures. Il s’agit de prendre Troie ; ou bien de la défendre. Ils se ressemblent par quelque côté, ces instants où vient se séparer ceux qui combattront dans les camps ennemis, et ne se reverront
plus.» — Guy Debord.



Dimanche 26 décembre 2010.





Faire apparaitre dans la pratique une ligne de partage :



http://juralibertaire.over-blog.com/article-journee-d-emeutes-a-rome-14-decembre-63058452.html



http://juralibertaire.over-blog.com/article-la-grece-brule-49861206.html



http://www.occupiedlondon.org/blog/2009/12/07/147-photos-videos-from-tonight-in-athens/


lloret 06/07/2010 10:58


j'adore les gens qui se donne des leçons de la sorte,mais avant d'être anti -prison faudrait peut être être anti-conneries ou anti-bêtises ,il y aurait moins de sur peuplage tu crois pas ?
tout les poitevins ne sont pas de ton avis